Photo de Camylla Battani sur Unsplash

Dans cet article, Le Journal de Gien s’intéresse à l’engagement associatif à travers le regard d’un jeune bénévole de Dampierre-en-Burly, Nino Villeret. À seulement 16 ans, il partage avec franchise et maturité son point de vue sur la l’importance et la richesse de l’engagement bénévole. À travers son expérience au sein d’associations locales, ses actions et ses motivations personnelles, Nino illustre comment l’investissement volontaire peut être à la fois formateur et bénéfique pour la communauté. Cette rencontre offre une réflexion stimulante et inspirante sur les valeurs de solidarité, d’entraide et d’engagement, et donne la parole à la jeunesse locale pour qui l’action bénévole n’est pas un simple loisir, mais une façon de s’impliquer concrètement dans la vie de sa commune.

À Dampierre-en-Burly, les bénévoles constituent une petite communauté de tous âges. Souvent dans l’ombre, ils font de leur ville un endroit où il fait bon vivre. Coup de projecteur sur l’un d’eux, Nino Villeret.

– Nino Villeret, peux-tu te présenter ?

J’ai 16 ans, je suis né à Gien, je suis fils unique et j’ai toujours habité à Dampierre-en-Burly. Actuellement, je suis au lycée Marguerite-Audoux à Gien en première générale. Je souhaiterai faire une formation après le bac en fac pour être psychologue.

– Comment expliques-tu ton engouement pour le bénévolat ?

Je fais du bénévolat depuis quatre ans. Mon père m’a donné le virus, puisqu’il est lui-même bénévole. J’ai alors rencontré l’élue Madeleine Franchina qui chapeaute le groupe de bénévoles dans la commune. Elle cherchait à réaliser des figurines pour le 14 juillet. J’ai proposé mon aide, ça m’a plu et, depuis, je viens chaque mercredi pour réaliser des petits travaux avec une dizaine de Dampierrois de tous âges. J’ai la chance d’être très manuel et j’ai choisi une option arts plastiques au lycée. Le bénévolat est pour moi une richesse. Il est formateur, structurant, profondément humain. Il développe des compétences, une conscience collective, une capacité à coopérer, à inventer d’autres formes d’action.

« Le bénévolat est une richesse. Il est formateur, structurant, humain. »

Les jeunes qui s’engagent dans le monde associatif peuvent acquérir une expérience unique, riche en rencontres et en apprentissages. Le bénévolat peut compléter les savoir-faire et les savoir-être acquis au cours de la scolarité et dans les loisirs. Participer à l’action d’une association permet de mieux se connaître et de se développer personnellement. Enfin, s’engager pour une cause, qu’elle soit environnementale, culturelle, artistique, sportive…, est un premier engagement citoyen et une satisfaction personnelle. Dampierre donne beaucoup. Je me devais d’en faire autant.

– Quelles actions as-tu entrepris depuis quatre ans ?

J’ai soumis l’idée de réaliser des grosses figurines pour Octobre rose, pour sensibiliser le public. J’ai participé à la décoration de la commune pour Halloween, mais aussi pour Noël. Je participe à toutes les manifestations. J’ai proposé des dessins sous forme de grandes scènes qui ont été retenus et qui seront réalisés sur des plaques de métal pour créer des brises vues au nouveau parc de la Gaulerie. Dès qu’ils seront finalisés, ils seront installés dans le parc. Le thème que j’ai choisi est la nature, l’univers de la Loire et la forêt.

– Quelle est l’action qui t’a le plus marqué ?

C’est celle en faveur d’Octobre rose. Je voulais rendre hommage à ma grand-mère, morte d’un cancer du sein, et sensibiliser la population à cette maladie. Nous avons réalisé trois grandes dames qui ont été installées dans la commune.

– As-tu d’autres passions ?

Oui, l’écriture et le dessin. J’ai même fait du théâtre à Ouzouer-sur-Loire et avec la compagnie Lévriers jusqu’à cette année. J’ai arrêté pour me consacrer pleinement à mon bac. Concernant l’écriture, j’ai pu sortir en septembre 2025 un recueil de poèmes appelé Quand les étoiles s’éteignent en autoédition.

Il est visible sur certaines plateformes internet. J’ai tout fait moi-même, de la couverture à la mise en page, les corrections… Je voulais écrire pour évacuer mon chagrin car j’ai perdu ma grand-mère à qui j’étais très attaché. Il lui est dédié. Mes parents me soutiennent beaucoup et m’ont permis de réaliser ce souhait. J’ai un projet de roman qui pourrait s’intituler Dernier printemps. Il parle là aussi de ma grand-mère, de la maladie, de mes ressentis. C’est, en quelque sorte, une façon de la faire perdurer et pour qu’elle fasse partie de la vie des lecteurs. Mais j’attends un peu car je suis mineur et c’est difficile de se faire éditer.

– Que pourrais-tu dire aux jeunes de ta génération ?

Il faut arrêter de penser que tout nous est dû. Il faut se montrer offrant et reconnaissant et regarder un peu autour de nous.

Source : https://www.larep.fr