Dans un entretien à l’équipe la ministre des Sports Marina Ferrari critique le retour des tests génétiques de féminité exigés par le CIO dès les Jeux de Olympiques de Los Angeles 2028 . Elle estime impossible de modifier la loi bioéthique française avant les Jeux de Los Angeles en 2028 et attend les préconisations de l’observatoire qui va être mis en place sur ce thème.

Marina Ferrari se dit « très désagréablement surprise de ce retour en arrière » et rappelle  que les tests de féminité ne se pratiquaient plus depuis la fin des années 1990, arrêtés à l’époque en raison de leur plus-value scientifique non avérée. Elle reconnait néanmoins que la question de l’équité sportive peut être soulever dans certaines disciplines où l’engagement physique est particulièrement important et où un déséquilibre du rapport de force peut apparaitre. Il ne faut donc pas selon elle écarter toute réflexion sur le sujet.

Elle se dit choquée par la systématisation des tests et considère que la décision du CIO constitue une discrimination entre hommes et femmes. Elle pose également la question de la prise en charge du coût, reviendra-t-il à l’athlète ? Elle s’interroge également sur la capacité du CIO à imposer au pays hôte des Jeux d’hiver 2030 des mesures contraires à sa loi nationale. Marina Ferrari rappelle qu’il est illégal de pratiquer des tests génétiques en France sauf à des fins médicales, judiciaires ou de recherche scientifique.

La ministre annonce la mise en place d’un observatoire conformément à l’une des préconisations du rapport du comité d’experts présidé par le Professeur Toussaint et Sandra Forgues en  2024, il sera composé de représentants du mouvement sportif, d’athlètes, de scientifiques.

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