Chaque 30 avril, cette journée mondiale nous rappelle l’importance de garantir l’accès aux espaces publics pour chacun, en particulier aux personnes en situation de handicap ou à mobilité réduite. Dans le domaine du sport, l’accessibilité est un levier essentiel d’inclusion.
Malgré la loi de 2005 qui impose l’accessibilité des établissements recevant du public, de nombreuses structures sportives restent partiellement inadaptées : absence de rampes, sanitaires non conformes, manque de personnel formé… Ces obstacles excluent encore trop de pratiquants potentiels.
En janvier 2026, le ministère des Sports a présenté la stratégie nationale Sport et Handicap 2030.
La stratégie se décline en 10 actions opérationnelles autour de cinq objectifs structurants :
1- Donner envie de pratiquer en informant les personnes en situation de handicap des bienfaits du sport et de l’offre de pratique para-accueillante, et en soutenant les événements parasportifs.
2- Rendre la pratique, les lieux et les événements sportifs accessibles à tous, sans barrières.
3- Accompagner et former les acteurs du parasport : éducateurs, entraîneurs, enseignants et personnels éducatifs, personnels médico-sociaux, acteurs du sport-santé, etc.
4- Observer et évaluer les actions pour mieux piloter les politiques publiques, à partir de données fiables et pérennes.
5- Renforcer la gouvernance et la territorialisation de la stratégie nationale Sport et Handicap, en impliquant les fédérations, les élus locaux et les préfectures.
Le sport est un levier d’émancipation et de santé primordial pour tous et toutes. C’est aussi un droit réel et universel pour les personnes en situation de handicap. C’est par la mobilisation de l’ensemble des acteurs du secteur (professionnels, du mouvement sportif, du médico-social, de l’école, des collectivités) que l’atteinte de cet objectif devient possible.