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Le « sport sur ordonnance » est souvent évoqué lorsqu’on parle de maladies chroniques. Mais que recouvre réellement cette expression ? Qui peut prescrire une activité physique adaptée ? Pour qui et avec quel accompagnement ? À l’occasion de Septembre Bouge, faisons le point.

« Sport sur ordonnance » : de quoi parle-t-on ?

L’expression « sport sur ordonnance » est couramment utilisée, mais le terme officiel est activité physique adaptée (APA).

L’APA peut être prescrite à des personnes atteintes d’une affection de longue durée, d’une maladie chronique, présentant certains facteurs de risque ou en situation de perte d’autonomie, lorsqu’elles ne sont pas en mesure de pratiquer seules une activité physique ordinaire dans des conditions adaptées.

L’objectif n’est pas de prescrire une discipline sportive précise à tout le monde, mais de proposer une pratique correspondant à la situation médicale, aux capacités fonctionnelles, aux limites et aux objectifs de la personne.

Qui peut prescrire ?

Le médecin qui intervient dans la prise en charge de la personne peut prescrire l’APA. Depuis 2025, les infirmiers en pratique avancée peuvent également la prescrire dans les conditions prévues par les textes. Les masseurs-kinésithérapeutes peuvent, quant à eux, renouveler ou adapter une prescription initiale dans certaines conditions.

Les séances sont ensuite encadrées par des professionnels habilités, notamment des professionnels de santé ou des professionnels diplômés en activité physique adaptée.

Une pratique construite autour de la personne

L’APA n’est pas une séance de sport standardisée.

Le professionnel adapte le programme à l’état de santé, aux capacités fonctionnelles, aux éventuelles limitations locomotrices, cognitives ou sensorielles, ainsi qu’au niveau d’autonomie et aux risques liés à la pratique.

Cette approche permet de reprendre progressivement confiance dans ses capacités et, lorsque cela est possible, d’évoluer vers une pratique plus autonome et régulière.

Et les Maisons Sport-Santé ?

Les Maisons Sport-Santé constituent également un maillon important du parcours. Elles peuvent accueillir, informer, évaluer et orienter les personnes vers une pratique adaptée ou vers des professionnels et structures qualifiés. Le ministère de la Santé recense 581 Maisons Sport-Santé habilitées en juin 2026.

À noter : une prescription médicale d’APA n’entraîne pas automatiquement sa prise en charge par l’Assurance Maladie. Des financements peuvent toutefois être proposés par certaines collectivités, mutuelles ou autres organismes. Une prise en charge spécifique existe depuis mars 2026 pour certaines situations d’obésité complexe dans le cadre d’un parcours coordonné renforcé.

Septembre Bouge : passer de la prescription à la pratique

Le message de Septembre Bouge est simple : l’activité physique doit pouvoir trouver sa place dans le quotidien de chacun.

Pour une personne vivant avec une maladie chronique, la prescription d’APA peut constituer une première étape vers une pratique durable.

Parlez-en à votre professionnel de santé et renseignez-vous sur les solutions sport-santé disponibles dans votre secteur.

En cas de maladie chronique ou de reprise après une période d’inactivité, demandez conseil à votre professionnel de santé afin de déterminer les conditions de pratique adaptées à votre situation.