À la suite de la décision du Comité international olympique (CIO) de lever provisoirement la suspension du Comité olympique russe, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) et le ministère des Sports réaffirment leur vigilance quant aux conditions de participation des athlètes russes et biélorusses aux compétitions internationales. Dans le contexte de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, ils soulignent l’importance du respect de la Charte olympique, des valeurs olympiques, de l’intégrité du sport et de la lutte contre le dopage. Ils appellent à des garanties strictes pour prévenir toute instrumentalisation politique, militaire ou propagandiste du sport et pour assurer la crédibilité du mouvement olympique international.
Vous trouverez ci-dessous les deux communiqués :
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Réaction du CNOSF aux annonces du CIO
concernant le CNO russe
Alors que la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine se poursuit et que ses conséquences continuent de peser lourdement, le Comité exécutif du CIO a décidé, ce mardi 7 juillet, de lever, à titre provisoire, la suspension du Comité olympique russe et de laisser aux fédérations internationales le choix d’autoriser ou non la participation d’athlètes russes.
Le CNOSF comprend et soutient la volonté du CIO de préserver le droit fondamental des athlètes à concourir et le principe selon lequel ils ne doivent pas être tenus pour responsables des décisions de leur gouvernement. Il prend également acte des garanties maintenues par le CIO, notamment la recommandation de ne permettre un retour complet qu’à l’issue d’une période de transition accompagnée d’un système de contrôles antidopage crédible et indépendant.
Pour autant, la Charte olympique prévoit que les Comités Nationaux Olympiques ne fondent pas la sélection des athlètes sur leurs seules performances sportives, mais également sur leur aptitude à incarner, défendre et promouvoir, par le sport, une société pacifique.
Dans le contexte actuel, le CNOSF s’interroge, dans le cas de la Russie, sur la manière dont va être assuré le respect de ce principe. Comment en effet attendre du CNO russe qu’il soit garant de l’exigence, inscrite dans la Charte olympique, de sélectionner des sportifs appelés à être des modèles au service des valeurs de paix portées par le mouvement olympique ?
Nous demeurons convaincus que toute participation d’athlètes russes ou biélorusses, même sous bannière neutre, doit faire l’objet d’un suivi particulièrement rigoureux afin d’éviter toute instrumentalisation politique, militaire ou propagandiste du sport.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
MSJVA – Décision du Comité International Olympique
concernant le Comité Olympique Russe
La ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative prend acte de la décision de la commission exécutive du Comité International Olympique.
La ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative prend acte de la décision de la commission exécutive du Comité International Olympique de lever, à titre provisoire, la suspension du Comité Olympique Russe.
Cette décision intervient alors que la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine se poursuit, en violation du droit international, et continue de faire chaque jour de nouvelles victimes. Dans ce contexte, la France exprime son profond regret face à une décision qui tend à normaliser la situation actuelle en dépit de sa gravité.
La ministre réaffirme également sa vigilance concernant le respect des principes fondamentaux qui fondent le sport international. Les garanties en matière d’équité sportive, d’intégrité des compétitions et de lutte contre le dopage devront être pleinement assurées. Ces exigences constituent des conditions indispensables à la confiance des athlètes, des fédérations et du public dans les compétitions internationales.
Face à cette décision, la France demeure convaincue que la réaction doit être examinée au sein de l’Union Européenne. En conséquence, la ministre engagera sans délai un dialogue avec l’ensemble de nos partenaires européens, la France demandera que cette question soit inscrite à l’ordre du jour du prochain Conseil des ministres des Sports de l’Union européenne.
La France continuera d’agir en faveur de la défense des valeurs olympiques, du respect du droit international, de la solidarité avec l’Ukraine et de la préservation de l’intégrité du sport.