Deuxième départ aux Jeux Paralympiques pour Aurélie Richard, deuxième médaille d’argent sur le Super-G.
Aurélie, un nouveau titre de vice-championne paralympique. Quel est ton ressenti ?
Je suis très heureuse et surprise ! Je n’étais pas du tout confiante dans le tracé. Je sais que j’ai fait des grosses fautes et je ne pensais pas avoir la médaille à l’arrivée. J’étais vraiment dans les bonnes lignes, à fond. Dans la partie un peu plus technique, je me suis mise complètement à contre rythme et c’est à ce moment que j’ai commencé à faire des virages en dessous des piquets. J’ai mis mes skis en travers, et forcément ça arrête la vitesse. Il y a des portes que j’ai passées de justesse, je perdais du temps. Et finalement, passer la ligne et voir cette 2ème place sur l’écran, c’était un sentiment de soulagement !
Tu n’es pas habituée à faire ce résultat sur le super-G.
Oui, je ne suis pas sûre d’avoir déjà gagné un super-G en Coupe du monde. Le super-G c’est entre la descente et le géant, faut savoir tourner mais aussi prendre de la vitesse, ce qui n’est pas mon fort, ni ma discipline de prédilection. Aujourd’hui, je me suis amusée, je me suis lancée à fond. J’ai raté quelques virages, mais j’ai raté aucune porte et c’est le principal. Je me lance toujours pour faire le meilleur résultat possible et je savais qu’aller chercher la première place serait compliqué. Cette 2ème place me suffit largement. Pas de larmes aujourd’hui, que de la joie !
Déjà médaillée hier, étais-tu un peu plus libérée sur cette course ?
Dans ma tête je n’arrive pas à réaliser que je suis médaillée. Je prends chaque course les unes après les autres. Chaque course est différente, chaque course à sa médaille au bout du tracé. J’aurai toujours cette petite pression au départ mais je vais essayer de jamais me laisser dépasser par ces émotions.
Il y a des médailles qui marquent une carrière. Celle de Jules Segers, ce lundi 9 mars en Super-G, restera forcément à part. À 23 ans, le Français décroche la première médaille paralympique de sa carrière, un bronze aussi inattendu qu’intensément vécu.
À l’arrivée, pourtant, le skieur des Gets n’imagine pas monter sur le podium. Avec près d’une seconde de retard sur le meilleur temps, il pense que la médaille s’est envolée. Alors il attend, regarde les concurrents s’élancer un à un, le cœur serré.
L’attente semble interminable. « Les secondes étaient des heures, les minutes des jours », confiera-t-il après la course.
Puis, peu à peu, l’espoir grandit. Personne ne passe devant lui. Jusqu’à la confirmation : Jules Segers est médaillé paralympique.
Ce podium a une saveur encore plus particulière. Quelques jours avant les Jeux, lors du stage terminal à Méribel, le Français avait été victime d’une commotion cérébrale… sur un Super-G.
Un choc qui aurait pu laisser place au doute ou à l’appréhension au moment de se présenter au départ de l’épreuve. Mais Jules a choisi d’attaquer, de skier libéré, et d’aller chercher sa chance.
Ironie du destin, c’est donc sur cette même discipline que le jeune skieur vient décrocher sa première médaille paralympique. Une performance qui récompense aussi quatre années de travail, marquées notamment par l’adaptation à sa catégorie de handicap qui l’a conduit à courir avec un seul bâton depuis novembre 2023, un défi mental important.
Mais au-delà du résultat, cette médaille a une saveur encore plus forte. Dans l’aire d’arrivée, ses proches sont là : sa famille, son préparateur physique, son kiné… des visages qu’il voit rarement pendant la saison.
Partager ce moment avec eux rend l’instant unique. Remporter sa première médaille paralympique sous leurs yeux, après les doutes et les obstacles, donne à ce bronze une dimension immense !
À 23 ans, Jules Segers vient d’écrire la première grande page de son histoire paralympique. Et ce lundi, entouré des siens, ce bronze avait déjà des airs d’or.
Source : www.equipedefrance.com


