Imaginons, un micro-trottoir, engagé au hasard, ce samedi 31 octobre avec comme unique question » connaissez-vous Gabby Williams « ? La réponse fut assurément NON pour une large majorité des personnes interrogées, exception faite des férus de l’actualité sportive quand elle nous vient d’outre-Atlantique.
Le résultat de ce même micro-trottoir, promené le lendemain, dimanche 1er novembre, eut été certainement tout différent, car pendant la nuit Gabby Williams venait de rejoindre le club très restreint des championnes féminines françaises WNBA aux Etats-Unis, l’équivalent de la NBA du basket masculin où joua un certain Tony Parker et où évolue aujourd’hui, le plus grand talent français, Victor Wembanyama, désormais Wemby pour le monde entier !
Gabby Williams, jeune femme de 30 ans, calme, souriante, avenante, possède une rage de vaincre et une force intérieure qui ne transparaissent pas. Mais elle peut inverser, à elle seule, le cours d’une rencontre et en forcer le résultat avec panache et éclat. Moins en réussite au match 6, : 9 points seulement, elle éclaboussa de toute sa classe la 7ème confrontation entre les 2 équipes qui concluait la série et attribuait le titre.
En marquant 30 points, dont 28 en seconde période, sur un total de 68 pour l’équipe, elle mena ses coéquipières à la victoire. Un record de points historique mais surtout une performance de grande classe et une totale maîtrise dans une ambiance de folie made in USA ! Comment ne pas retrouver, au coup de sifflet libérateur, une joueuse très, très émue, pleinement (et légitimement) satisfaite de la performance accomplie !
Gabby, super star ? NON, elle reste elle-même, sans ostentation ni superflu, une joueuse au service d’un collectif dont les résultats reposent sur l’entente sur le terrain, bien sûr, mais aussi en dehors des lignes.
Plus remarquable encore, en conférence de presse, Gabby parle du match et de la victoire, mais surtout dans ces propos elle rend hommage à l’équipe de FRANCE et dit sa grande fierté d’y appartenir. C’est simple et c’est Grand ! Sur les terres américaines, elle n’oublie pas les deux dernières finales perdues, la plus récente à Berlin, cet été lors des championnats du monde, et surtout la terrible désillusion des Jeux Olympiques de Paris en 2024.
En bonne capitaine de cette équipe de France, elle affiche sa détermination en motivant ses équipières, le staff également, en donnant rendez-vous à la sélection américaine lors des prochains J.O de Los Angeles en juillet 2028. Un telle ligne de conduite, une telle volonté, une telle confiance méritent bien de l’admiration et beaucoup de soutien !
Aujourd’hui, de nombreux sportifs français brillent à travers le monde dans de multiples disciplines et ils oublient parfois (pas tous, heureusement) leur passé au sein des équipes de France jeunes, les pôles de formation, leurs clubs, leurs éducateurs et leurs anciens dirigeants souvent bénévoles, et bâtissent leur carrière sur les gains qui en découlent sans un regard en arrière et, bien souvent, sans un merci !
Alors, oui, Madame Williams, Vous êtes une grande et belle sportive, dont bon nombre devraient prendre pour exemple votre talent et votre modestie !
Le CDOS du Loiret – AB/CC



