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L’activité physique ne contribue pas seulement à préserver la santé physique. Elle joue également un rôle important dans le bien-être psychologique, la prévention de certains troubles et le maintien du lien social. Un rapport national consacré aux effets de l’activité physique et sportive sur la santé mentale rappelle l’importance de développer une pratique régulière, accessible et adaptée à chacun. Les clubs sportifs ont un rôle essentiel à jouer.

Le sport, un allié pour la santé mentale

Stress, anxiété, symptômes dépressifs, isolement… La santé mentale est devenue un enjeu majeur de santé publique qui concerne toutes les générations. Dans ce contexte, l’activité physique et sportive constitue un levier de prévention et peut contribuer à l’accompagnement de certaines difficultés psychologiques.

Remis le 1er octobre 2026 à Marina Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, par François Carré, président du collectif Pour une France en Forme, le rapport national consacré aux effets de l’activité physique et sportive sur la santé mentale rassemble les connaissances scientifiques disponibles sur cette question.

Les bénéfices identifiés sont multiples : amélioration de l’estime de soi, meilleure gestion du stress, effets favorables sur le sommeil et certaines fonctions cognitives, mais aussi développement des relations sociales. La pratique régulière peut également contribuer à prévenir les symptômes dépressifs et accompagner certaines prises en charge.

Selon le rapport, les personnes physiquement actives présenteraient notamment un risque de dépression inférieur de 25 % à celui des personnes moins actives. Ces résultats soulignent l’intérêt de favoriser le mouvement au quotidien.

L’activité physique ne constitue toutefois pas une réponse unique à toutes les difficultés de santé mentale. Elle peut compléter un accompagnement médical ou psychologique, mais ne doit pas s’y substituer lorsque celui-ci est nécessaire.

Des bénéfices à chaque étape de la vie

Les effets positifs de l’activité physique concernent l’ensemble de la population, même si leur nature et leur ampleur varient selon l’âge, la situation individuelle et le type de pratique.

      • Chez les enfants et les adolescents, bouger contribue au développement, à l’estime de soi et au bien-être. Les activités physiques peuvent également favoriser les relations avec les autres et l’apprentissage de la vie collective.

      • Chez les adultes, une pratique régulière peut aider à mieux gérer le stress, à préserver l’équilibre psychologique et à réduire certains symptômes anxieux ou dépressifs.

      • Chez les seniors, l’activité physique contribue au maintien de l’autonomie et des capacités fonctionnelles. Lorsqu’elle est pratiquée en groupe, elle constitue également une occasion de rencontrer d’autres personnes et de lutter contre l’isolement.

    Ces bénéfices invitent à promouvoir des activités accessibles et adaptées aux capacités, aux besoins et aux envies de chacun. Il n’est pas nécessaire de pratiquer une discipline intensive ou de rechercher la performance pour intégrer davantage de mouvement dans son quotidien.

    Les clubs sportifs, acteurs du bien-être et du lien social

    Au-delà de l’activité physique elle-même, les clubs et associations sportives offrent des espaces de rencontre, d’échange et d’engagement collectif. Ils peuvent contribuer à rompre l’isolement, à renforcer le sentiment d’appartenance à un groupe et à favoriser la confiance en soi.

    Le rapport souligne cependant que l’accueil des personnes concernées par des troubles psychiques reste un défi. Les préjugés, le manque d’information ou certaines difficultés d’accessibilité peuvent freiner leur participation à la vie sportive et renforcer leur isolement.

    Les associations peuvent agir concrètement pour favoriser leur inclusion :

        • sensibiliser les dirigeants, les éducateurs, les encadrants et les bénévoles aux enjeux de santé mentale ;

        • adapter l’accueil et les modalités de pratique aux besoins des participants ;

        • veiller à créer un environnement bienveillant, respectueux et sans stigmatisation ;

        • développer des liens avec les professionnels de santé et les acteurs médico-sociaux du territoire ;

        • identifier les ressources et les interlocuteurs pouvant accompagner les clubs dans leurs démarches.

    L’objectif n’est pas de demander aux bénévoles de se substituer aux professionnels de santé, mais de leur donner des repères pour accueillir chacun dans de bonnes conditions et faciliter l’accès à une pratique sportive adaptée.

    Une pratique régulière, accessible et équilibrée

    Les bénéfices de l’activité physique reposent notamment sur la régularité et l’adaptation de la pratique. Marche, vélo, natation, activités collectives, renforcement musculaire ou disciplines douces : les possibilités sont nombreuses pour trouver une activité compatible avec ses capacités et ses préférences.

    Le rapport met notamment en avant l’intérêt de combiner, lorsque cela est adapté, des exercices d’endurance et de renforcement musculaire. Il rappelle également la nécessité de lutter contre la sédentarité dès l’enfance et tout au long de la vie.

    Pour certaines personnes présentant des besoins spécifiques, l’activité physique adaptée (APA), encadrée par des professionnels qualifiés, peut constituer une solution pertinente, notamment dans le cadre d’un parcours de soins. Les Maisons Sport-Santé peuvent également aider à identifier des possibilités de pratique adaptées à sa situation.

    Une pratique bénéfique doit néanmoins rester équilibrée. La pression liée à la performance, le surentraînement, les blessures ou un manque de récupération peuvent avoir des effets défavorables sur le bien-être. L’écoute de soi et le respect de ses limites sont donc essentiels.

    Faire de la santé mentale un enjeu du sport

    Le rapport national formule plusieurs orientations prioritaires : mieux intégrer l’activité physique dans la prévention et les parcours de soins en santé mentale, renforcer la formation des professionnels de santé à sa prescription, lutter contre la sédentarité à tous les âges et construire une stratégie nationale associant activité physique et santé mentale.

    Ces orientations rappellent que le développement de la pratique ne repose pas uniquement sur les individus. Il suppose également de faciliter l’accès aux activités, de mieux coordonner les acteurs du sport et de la santé et de soutenir les structures qui accueillent les publics.

    Sources