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La 24ᵉ édition de l’étude La France associative en mouvement, publiée le 12 octobre 2026 par Recherches & Solidarités, dresse un état des lieux de la vie associative en France. Elle met en évidence une progression du nombre de créations d’associations, tandis que le bénévolat, l’emploi et les ressources financières restent des sujets de préoccupation, particulièrement pour les associations employeuses.

Plus de 83 400 associations créées en un an

Entre juillet 2025 et juin 2026, plus de 83 400 associations ont été créées en France, soit une hausse de 12 % en un an.

Cette progression contraste avec les évolutions du bénévolat. Le renouvellement générationnel et la progression des engagements ponctuels s’accompagnent d’un nouveau recul de l’engagement régulier en 2026. Pourtant, celui-ci reste essentiel au fonctionnement des associations.

Moins de la moitié des responsables associatifs interrogés se déclarent satisfaits de leur situation en matière de bénévolat.

L’emploi associatif marque le pas

En 2025, 153 270 associations employaient 1,93 million de salariés, soit 9 % de l’emploi du secteur privé.

Après quatre années de progression, les effectifs salariés associatifs enregistrent un recul de 0,2 % en moyenne annuelle entre 2024 et 2025, représentant environ 4 000 salariés en moins. La masse salariale continue toutefois d’augmenter, à un rythme de 1,6 %, contre 1,9 % dans l’ensemble du secteur privé.

Les structures de moins de trois salariés sont particulièrement concernées, avec une baisse de 0,8 % de l’emploi.

Plusieurs secteurs contribuent à ce recul, notamment l’enseignement, l’éducation populaire, le sport, les activités liées à l’emploi, les loisirs, l’hébergement et la recherche.

Des situations financières contrastées

L’enquête menée au printemps 2026 auprès des responsables associatifs montre des différences importantes entre les associations sans salarié et celles qui emploient du personnel.

Si 62 % des dirigeants interrogés jugent la situation générale de leur association bonne ou très bonne, cette proportion atteint 69 % pour les associations sans salarié, contre 55 % pour les associations employeuses.

Les écarts sont encore plus marqués concernant la situation financière :

      • 70 % des associations sans salarié jugent leur situation financière bonne ou très bonne ;

      • cette proportion est de 40 % parmi les associations employeuses.

Les perspectives se dégradent également pour ces dernières : 58 % anticipent une situation difficile à la rentrée, contre 45 % un an auparavant. Par ailleurs, 12 % envisagent une réduction de leur activité, contre 8 % en 2025.

Les financements et les politiques publiques au cœur des préoccupations

Parmi les associations employeuses interrogées, 70 % citent leur situation financière parmi leurs principales préoccupations et 51 % mentionnent l’évolution des politiques publiques.

Les relations avec les financeurs conduisent plus de la moitié des dirigeants employeurs à adapter certaines actions ou à revoir leurs priorités pour répondre aux attentes de leurs financeurs.

Pour 16 % d’entre eux, ces ajustements les conduisent à remettre en question leur projet associatif lui-même. Pour 6 %, les contraintes sont telles qu’ils envisagent d’y renoncer et de cesser leur activité.

Le communiqué souligne que ces difficultés peuvent se traduire par des suppressions d’emplois, des recrutements différés, des départs non remplacés, une réduction des activités ou l’abandon de projets.

Des réalités différentes selon les régions

Les chiffres nationaux masquent des disparités régionales. L’évolution des effectifs salariés associatifs varie de − 0,9 % à + 0,2 % au sein des régions métropolitaines.

Pour approfondir ces différences, Recherches & Solidarités propose des déclinaisons régionales de l’étude, réalisées à partir des mêmes sources et selon la même méthodologie.

Le sport, un acteur important de la vie associative régionale

En 2025, la région comptait 5 900 associations employeuses et 65 050 salariés, soit 8,9 % de l’emploi privé régional. Le secteur sportif y occupe une place notable : il représente 20 % des créations associatives sur la période 2023-2024 à 2025-2026, contre 17,7 % au niveau national.

En matière d’emploi, les associations sportives régionales comptaient 4 160 salariés en 2025, soit 6,4 % de l’emploi associatif régional, contre 5,4 % à l’échelle nationale. Ces données soulignent la contribution du sport à la dynamique associative et à l’emploi dans la région.