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Près d’un élève de sixième sur cinq ne parvient pas à terminer le premier palier du test d’endurance. Les premiers résultats de l’évaluation nationale menée à l’automne 2025 mettent en lumière une condition physique préoccupante chez les jeunes et soulignent l’importance de favoriser une pratique physique régulière dès le plus jeune âge.

Une endurance physique en question

À l’automne 2025, près de 270 000 élèves de sixième ont participé à la première évaluation nationale de leur condition physique en France. Le test retenu, appelé « test Navette », consiste à courir entre deux lignes espacées de 20 mètres, à un rythme progressivement accéléré par des signaux sonores.

Les résultats montrent que les élèves atteignent en moyenne 2,8 paliers. Plus préoccupant encore, près de 20 % d’entre eux ne terminent pas le premier palier, réalisé à une vitesse de 8,5 km/h.

Ces résultats s’inscrivent dans une tendance à la baisse de la condition physique des enfants et des adolescents observée depuis plusieurs décennies. L’augmentation du temps passé devant les écrans, le recul des déplacements actifs et une pratique physique moins régulière figurent parmi les évolutions susceptibles d’y contribuer.

Un indicateur de santé, mais pas un verdict individuel

L’endurance cardio-respiratoire constitue un indicateur important de la santé des jeunes. Un faible niveau de capacité aérobie pendant l’enfance est notamment associé à un risque accru de maladies cardiovasculaires et de diabète de type 2 à l’âge adulte.

Toutefois, le test Navette ne mesure pas directement la consommation maximale d’oxygène. Il en fournit une estimation indirecte, influencée par différents facteurs : maturation physique, morphologie, expérience sportive, motivation ou encore conditions de réalisation du test.

Les auteurs invitent donc à interpréter les résultats avec prudence. L’objectif n’est pas de classer les élèves selon leurs performances, mais de mieux identifier leurs besoins et d’accompagner leurs progrès.

Donner aux jeunes le goût de bouger durablement

Ces évaluations constituent un outil pour mieux comprendre la condition physique des collégiens et adapter les pratiques pédagogiques en éducation physique et sportive. Elles rappellent également la nécessité de faire de l’activité physique une place régulière du quotidien des enfants et des adolescents.

Les clubs et associations sportives ont un rôle essentiel à jouer en proposant des activités variées, accessibles et adaptées aux capacités de chacun. Au-delà de la performance, la découverte de nouvelles disciplines, le plaisir de pratiquer et le partage contribuent à installer durablement des habitudes actives.

Le CDOS du Loiret encourage les jeunes à découvrir les nombreuses activités proposées par les clubs sportifs du territoire. Une occasion de bouger, de progresser et de partager les valeurs du sport.

Pour aller plus loin

Retrouvez l’analyse complète d’Olivier Rey et Caroline Nicol, enseignants-chercheurs en sciences du sport à Aix-Marseille Université, publiée dans The Conversation : 

Endurance des collégiens : ce que les tests scolaires disent de leur santé

Source : The Conversation, Olivier Rey et Caroline Nicol, Aix-Marseille Université.