Le Département du Loiret fait le point sur sa future situation budgétaire de 2026 dans la République du Centre. Revenu de solidarité active, mouvements associatifs, la collectivité compte bien se serrer la ceinture.

Dans l’attente du budget de l’État, le Département du Loiret votera ses orientations budgétaires en avril 2026. « On ignore quel sort nous sera réservé », indique Marc Gaudet, président du Conseil départemental loirétain, jeudi 4 décembre. « Plutôt que de voter à l’aveugle, nous souhaitons le faire en toute connaissance de cause », poursuit-il. 

Beaucoup de « moins » seront sans doute à déplorer. L’année 2026 annonce une amplification des difficultés, avec en prévision un porte-monnaie de 750 millions d’euros. Ce sont 50 millions de moins qu’en 2025. Pour ce faire, le Département a passé au peigne fin toutes les lignes budgétaires modulables, celles où ils ont la main pour ajuster, baisser, voire supprimer certaines dépenses.

Moins 10 % en moyenne pour les associations

Pour compenser l’effort du maintien du budget de l’aide sociale à l’enfance (ASE) : « On a fait le choix de diminuer les subventions d’un certain nombre d’associations avec lesquelles nous sommes partenaires. Surtout du champ du soutien à la parentalité. »

Si le budget restera stable avec 57 millions d’euros, il y aura également une baisse de 10 % sur l’aide aux repas des familles des collégiens scolarisés dans le secteur privé. Puis, la suspension du budget participatif.

Un effort demandé aux clubs de haut niveau

Les organismes en faveur des personnes en situation de handicap connaîtront eux aussi une réduction de leurs subventions de 10 %. « On veut continuer le soutien des projets inclusifs. Un effort est alors demandé aux clubs de haut niveau avec une baisse de 20 % », note Christian Braux, président de la commission bien vieillir, handicap, inclusion, logement et sport.

Côté culture, une baisse de 20 % des aides dans le mouvement associatif, que ce soit dans le domaine de la musique, du théâtre ou des arts plastiques, sera envisagée.

Potentielle baisse du RSA

Le revenu de solidarité active (RSA), a augmenté, constate Anne Gaborit, présidente de la commission emploi, économie, ressources humaines et solidarité. Le budget de 2025 s’élevait à 112 millions : « Ce qui est énorme… Du jamais vu dans le département. Pour 2026, on envisage 111 millions, on espère que cela suffira. »

La collectivité poursuit en indiquant travailler avec la Caf dans le cadre d’une lutte contre la fraude et la diminution des erreurs au sujet des versements du RSA.

Source : larep.fr