Impeccable, Maëna Millon a conservé son titre en gym rythmique, tandis qu’au sol, Nicolas Diez a apporté à la SMO sa seule médaille en gym artistique. Les garçons attendent désormais de savoir s’ils seront appelés à préparer les championnats d’Europe.

Les championnats de France élite ont apporté de bonnes notes aux gymnastes orléanais, mais ils ont suscité quelques bémols aussi.

Championne de France en titre, Maëna Millon a été à la hauteur des grandes attentes placées en elle. Quoique tout juste rentrée de Bulgarie (où elle avait pris la 30e place des championnats d’Europe), la jeune femme de 23 ans a en effet étendu sa suprématie sur le royaume de la rythmique, vendredi 5 juin, au soir, au concours général, et samedi après-midi, en finales.

Trois médailles d’or

Si le renoncement d’Hélène Karbanov, l’autre internationale, touchée au genou après deux engins, et le forfait (pour blessure) de Margot Tran lui ont évidemment facilité la tâche, la gymnaste de la SMO a été quasi parfaite ; ses 105,400 points l’attestent, comme ses deux médailles d’or au cerceau et au ruban.

La dynamique n’a pas rejailli, samedi soir, à Tourcoing, sur l’ensemble de la Division nationale 1. Alors que Maëna Millon avait assuré au cerceau un neuvième passage en un peu plus de 24 heures et qu’Émir Hativé, la jeune Turque, s’avérait le renfort escompté, l’ensemble (« dont la note est coefficient quatre ») défaillait. « Les filles sont consciencieuses ; elles étaient prêtes. Mais le jour J, elles n’ont pas performé », constatait Jeanne Dot-Espinosa, leur entraîneure. « Ça s’est plus joué au mental qu’au travail… »

Huitièmes, mais maintenues

Huitièmes, loin donc du podium qu’elles convoitaient, les Orléanaises ont néanmoins évité le pire : elles se maintiennent au plus haut niveau.

À Mulhouse, Rose Nkoa, 9 ans, a laissé entrevoir aux entraîneurs nationaux son potentiel mais ses premiers championnats de France n’ont pas été couronnés du succès et de la médaille (13e) qu’elle espérait en Avenir. « Il y a longtemps qu’on n’avait pas eu une jeune fille profilée pour le haut niveau », retenait Fabien Bougas, le président du club. « C’est gratifiant pour les entraîneures, Ingrid (Beltoise) et Audrey (Lebon), et motivant et inspirant pour les plus jeunes. »

Champion de France en titre au sol, Nicolas Diez a dû cette fois se contenter du bronze.

Et maintenant, l’attente…

En fait, la SMO – décimée par les blessures de Desanges et Daussy ou la méforme de Cordule et Jean-Alphonse – n’a pu rapporter qu’une médaille ; elle la doit à Nicolas Diez, troisième du sol (il a également disputé les finales des anneaux et du saut), après avoir fini dixième du concours général. Comme Arthur Ballon, qui a chuté à la fixe mais montré des dispositions intéressantes au sol, au saut et aux parallèles, Nicolas Diez va désormais attendre de savoir s’il figure dans le groupe de douze qui préparera les championnats d’Europe et les Jeux méditerranéens. Maëna Millon, elle, va poursuivre son chemin de sélection en vue des championnats du monde.

Source : www.larep.fr