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Accélérer sans attendre. Face à l’urgence des violences sexistes et sexuelles, le mouvement sportif veut passer à l’action. Dans un entretien accordé à L’Équipe, vendredi 3 avril, la présidente du CNOSF Amélie Oudéa-Castéra détaille la création imminente d’une Fondation dédiée à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Une réponse concrète pour épauler les fédérations les plus fragiles, souvent démunies face à la complexité des dossiers. Objectif : renforcer les moyens juridiques, accompagner les victimes et accélérer le changement culturel dans le sport.

Plutôt qu’attendre une hypothétique agence indépendante, la présidente du Comité national olympique et sportif français assume un virage pragmatique. « Le monde sportif ne peut pas attendre, on ne peut pas rester les bras croisés », alerte Amélie Oudéa-Castéra. Elle annonce ainsi la mise en place « d’un pool de 20 instructeurs et d’avocats » pour soutenir les fédérations, en priorité les plus modestes. Cette force d’appui sera structurée via « une Fondation pour un sport sans violence, financée par du mécénat », avec trois axes : traitement disciplinaire, accompagnement des victimes et prévention. « Ces nouveaux moyens juridiques permettront de renforcer la procédure disciplinaire », insiste-t-elle, ajoutant avoir « déjà des promesses de dons de mécènes qui nous donnent l’assurance de pouvoir avancer dans cette direction. »

Le lancement de la Fondation est imminent

Face aux disparités actuelles, elle pointe « beaucoup d’hétérogénéité » et veut « créer une doctrine commune ». Sans exclure une future agence, elle prévient : « On ne peut pas rester les bras croisés et attendre une éventuelle agence miracle pour remplacer les fédérations. Ça n’existe pas. » L’ancienne ministre des Sports a par ailleurs assuré que la création de la Fondation était imminente puisqu’elle doit voir le jour « au printemps ou au tout début de l’été. »

Source : www.franceinfo.fr